Page 100 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2023
P. 100

P68.  RENTABILITE DU CYTODIAGNOSTIC DU LIQUIDE
                     D’ASPIRATION BRONCHIQUE DANS LE DIAGNOSTIC DU CANCER

                     BRONCHIQUE

                     L.O. EL IDRISSI TOURANE, O. FIKRI, L. AMRO

                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL ARRAZI, CHU MOHAMED VI, LABO. LRMS, FMPM, UCA,
                     MARRAKECH, MAROC.


               INTRODUCTION

               La fibroscopie bronchique est un examen indispensable dans le  diagnostic du cancer
               bronchique. L’objectif de notre étude est de déterminer la part attribuée au cytodiagnostic du
               liquide d’aspiration bronchique dans cette indication.
               PATIENTS ET METHODES

               Notre étude rétrospective a concerné 155 cas de cancers bronchiques confirmés
               histologiquement colligés au service de pneumologie du CHU Mohamed VI de Marrakech sur
               une période allant de janvier 2020 à décembre 2022 et ayant tous bénéficié d’une
               bronchoscopie avec aspiration pour cytodiagnostic.
               RESULTATS

               Nous  avons colligé 155 cas dont  la moyenne d’âge était de 56 ans  avec  une nette
               prédominance masculine (77.4%). La bronchoscopie était réalisée dans un délai moyen de 3
               jours. Le cytodiagnostic a objectivé la présence de cellules malignes dans 39 cas (25,2 %). La
               confirmation du diagnostic était obtenue à la fois par biopsie bronchique et par cytodiagnostic
               dans 22 cas (14,2 %) et par biopsie bronchique seule dans 92 cas (59.3 %). Dans 24 cas (15,5 %), les
               biopsies ainsi que le cytodiagnostic étaient non  concluantes  et  chez  17  patients  (11  %),  le
               cytodiagnostic était contributif avec une biopsie bronchique non concluante. Chez ces deux
               derniers groupes de  patients, le diagnostic était retenu par biopsie transpariétale
               scannoguidée dans 32 cas (20.6 %), par biopsie pleurale ou ganglionnaire dans 7 cas (4,5 %) et
               par médiastinoscopie dans deux cas cas (1,3 %). Le cytodiagnostic était donc positif dans le
               quart des cas. Ces chiffres sont influencés par la qualité des prélèvements, par la vitesse de leur
               acheminement et par la qualité du laboratoire.
               CONCLUSION


               Le cytodiagnostic garde toujours sa place dans le diagnostic positif du cancer bronchique
               surtout en cas de négativité des biopsies bronchiques et doit faire partie de  la pratique
               quotidienne du praticien.

















                                                                                               90 | P a ge
   95   96   97   98   99   100   101   102   103   104   105