Page 102 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2023
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P70. TABAC ET SON EFFET SUR LE CONTROLE DE L’ASTHME

                     H. KAMOUN, H. REJEB, D. GREB, I. AKROUT, H. ABDELGHAFFAR, H.
                     HASSENE, L. FEKIH, H. SMADHI, M.L. MEGDICHE

                     SERVICE IBN NAFISS, HOPITAL ABDERRAHMANE MAMI ARIANA, TUNIS

               L’asthme est une maladie multifactorielle secondaire à plusieurs facteurs génétiques et
               environnementaux. L’identification des facteurs étiologiques et des facteurs  de risque
               d’exacerbation est nécessaire pour une meilleure prise en charge des patients et un meilleur
               contrôle des symptômes. Le tabagisme est considéré comme un élément d’aggravation de la
               maladie asthmatique.
               Le but de notre étude était d’évaluer l’effet du tabagisme actif et passif chez les asthmatiques
               adultes et de décrire son impact sur les symptômes respiratoires cliniques et fonctionnels chez
               les fumeurs comparativement aux non-fumeurs.
               Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective qui a inclus 60 patients asthmatique suivis au
               service de pneumo-allergologie Ibn Nafis de l’hôpital Abderrahmene Mami de l’Ariana de
               Janvier 2020 à Décembre 2022. Nous avons sélectionnés deux groupes: (G1: 24 asthmatiques
               tabagiques) et (G2 : 36 asthmatiques non tabagiques).
               La moyenne d’âge était plus élevée dans le G1 sans différence significative (49,6ans vs 45,2ans ;
               p=0,46). Nous avons noté  une nette prédominance féminine dans les deux groupes. Les
               comorbidités non allergiques (diabète, hypertension et reflux gastro-œsophagien) associées
               à l’asthme étaient plus fréquentes chez le groupe de patients asthmatiques non tabagiques G2
               sans différence significative (42% vs 35% ; p=0,42). Les manifestations allergiques telles que la
               rhinite allergique, la sinusite, la conjonctivite allergique et la polypose naso-sinusienne n’étaient
               pas significativement plus  associées  au  tabagisme  (55%  vs  50%  ;  p=0,23).  Le  contrôle  de
               l’asthme n’était pas significativement influencé par le tabac, il était comparable entre le groupe
               des tabagiques et non tabagiques ; p>0,05. Le TVO réversible était plus fréquent dans le G2
               (69% vs 37%, p=0,01), le TVO non réversible était plus fréquent dans le G1 (16% vs 5%, p=0,16) et
               le trouble ventilatoire restrictif était fréquemment retrouvé dans le G1 (20% vs 3%, p=0,02). En
               comparant les deux groupes de patients asthmatiques, on a remarqué qu’il n’y avait pas de
               différence  statistiquement significative  concernant la prescription thérapeutique; p=0,6.
               L’asthme léger était plus fréquent dans le G2 (50% vs 44% ; p=0,35) et l’asthme modéré (44% vs
               36% ; p=0,21) à sévère (25% vs 14% ; p=0,1), était à l’inverse plus fréquent chez les patients du G1
               sans différence statistiquement significative entre les 2 groupes.

               Malgré la discordance des résultats par rapport a ceux de la littérature qui  pourrait être
               expliquée par le nombre réduit de notre d’échantillon et par une méthodologie basée sur une
               évaluation subjective, il est important d’intégrer la lutte contre le tabagisme actif et passif, dans
               la prise en charge des patients asthmatiques.














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