Page 125 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2023
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P93.LES PLEURESIES PURULENTES : DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT

                     NAHIDI M., BAMHA H., MSIKA S., SAJID I., ARFAOUI H., JABRI H., EL
                     KHATTABI W., H. AFIF

                     SERVICE DES MALADIES RESPIRATOIRES, HOPITAL 20 AOUT 1953, CASABLANCA. MAROC


               La pleurésie purulente (PP) est une urgence diagnostique et thérapeutique qui constitue un
               motif de consultation et de consommation d’antibiotique fréquent.

               À travers une étude rétrospective réalisée au sein de notre service de pneumologie à l’hôpital
               20 Août 1953, nous avons colligé 151 cas de pleurésies purulentes entre septembre 2010 et
               décembre 2022.

               L’objectif de cette étude est de décrire l’aspect diagnostic, étiologique et thérapeutique des
               pleurésies purulentes.

               La moyenne d’âge est de 55 ans (ET = 16 ans). Presque les deux tiers des cas sont de sexe
               masculin (70,8%).

               Comme pathologie associé à la pleurésie, le diabète est à leur tête dans 17 % des cas, suivi par
               un carcinome (lymphome, sarcome, cancer mammaire invasif et cancer du cavum) dans 5 % et
               finalement l’insuffisance rénale chronique dans 2,6 % des cas. La symptomatologie est dominée
               par la douleur thoracique associé à la dyspnée (83 %) suivi par la fièvre.

               La ponction pleurale a ramené un liquide franchement purulent dans 76,8 % des cas. L’examen
               clinique et endo-bronchqiue a révélé la présence d’un foyer septique à distance cutané dans
               12,5  %  des  cas,  d’une  pneumopathie  sous-jacente  dans  31,7  des  cas  et  un  obstacle  endo-
               bronchique dans 8,6 % des cas.  Le germe en cause est isolé dans 40 cas (26,4%), représenté par
               le pneumocoque dans 18 des cas, le streptocoque dans 11  des cas, les BGN dans 4 cas, le
               pseudomonas aeruginosa 3 cas et le bacille de koch (4 cas). Le staphylocoque méticillino-
               résistant est noté chez un seul cas. La cytologie du liquide pleural a objectivé la prédominance
               des polynucléaire neutrophile dans 98,6 % des cas. Par ailleurs la recherche du germe est non
               contributive dans 111 cas (73,5 % des cas).

               Tous nos patients avaient bénéficié de Bi antibiothérapie, drainage thoracique et/ou ponctions
               évacuatrice  et  kinésithérapie  respiratoire. Les étiologies étaient dominées par les germes
               Cocci gram positif dans 75 % des cas tandis que la tuberculeuse pleurale représente juste 10 %
               des cas où le germe a été isolé.

               L’évolution est favorable seulement dans 37,7 % des cas avec guérison total et défavorable dans
               57,6 % des cas sous forme de récidives et séquelles pleurales : cloisons et brides. Par ailleurs
               nous avons déploré 4,6 % des cas, décédés suite à des complications liées à leurs tares.



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