Page 121 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2023
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P89.PROFIL CLINIQUE, RADIOLOGIQUE ET EVOLUTIF DES
                     PNEUMOPATHIES D’HYPERSENSIBILITE


                     MSIKA S., BAMHA H., ARFAOUI H., JABRI H., EL KHATTABI W., H. AFIF

                     SERVICE DES MALADIES RESPIRATOIRES, HOPITAL 20 AOUT 1953, CASABLANCA. MAROC


               La pneumopathie d'hypersensibilité est une cause fréquente des pneumopathies interstitielles
               diffuses  immuno-médiées. Elle est due à une exposition répétée à des  antigènes
               environnementaux organiques. Les formes cliniques les plus communément retrouvées étant le
               poumon de fermier et le poumon d'éleveur d'oiseaux.

               Le but de notre travail est de déterminer le profil clinique, radiologique, thérapeutique et
               évolutif de cette entité pathologique.

               Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 13 cas de pneumopathie d'hypersensibilité
               colligés dans notre service sur une période de 2 ans.

               La moyenne d'âge était de 50 ans avec une prédominance féminine (71%). L'exposition a été
               retrouvée dans le cadre professionnel dans 50 % des cas et dans le cadre domestique dans 70
               % des cas. La symptomatologie clinique est dominée par la dyspnée (84%), la toux sèche (54%),
               le syndrome bronchique purulent (39%). L'examen clinique est dominé par la présence de râles
               crépitants (75%), de râles sibilants (25%) et de squeaks (12%). Les sensations fébriles ont été
               observées dans un seul cas.
               La radiographie thoracique a montré un infiltrat réticulo-micronodulaire dans 54 % des cas. Elle
               était normale dans le reste des cas. La TDM thoracique a objectivé dans 100 % des cas des
               micronodules à disposition centrolobulaire. Les autres lésions élémentaires prédominantes
               sont le verre dépoli (87% des cas), les condensations (75 % des cas) et le rayon de miel (37 %
               des cas). Les précipitines étaient positives dans 83 % des cas. Le poumon d'éleveur d’oiseaux
               représente 89% de notre série. Le poumon de fermier est retrouvé dans un seul cas.

               Les explorations fonctionnelles respiratoires ont objectivé un trouble ventilatoire obstructif
               dans 65%. Tous les patients ont bénéficié d'une corticothérapie avec une éviction antigénique.
               L’évolution était favorable dans 100 % des cas.
















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